L'économie Marocaine

L'économie marocaine a enregistré, depuis l'année 2000, une reprise de la croissance qui reste cependant insuffisante pour faire face au défi démographique, et fragile car corrélée aux résultats du secteur agricole (qui contribue à hauteur de 11 à 18% au PIB selon les années). La croissance économique du Maroc devrait atteindre 5,8% en 2009, contre une progression de 5,1% en 2008.

Cette croissance est sur une bonne trajectoire. Elle se situera en moyenne autour de 6% par an de 2008 à 2012, soit deux points de plus que les années précédentes et deux fois mieux que dans les années 1990.

Cette évolution était plus stable et plus cohérente. En volume, le PIB est ainsi passé de 37 milliards à 80 milliards de dollars entre 2000 et 2008. Ce développement, plus fort que la poussée démographique, a permis d'améliorer nettement le PIB par habitant et de réduire le taux de chômage (passé sous la barre des 10%, contre 12% en 2002). Autres performances : l'essor des exportations (+ 13% par an), l'effort soutenu en matière d'investissements (30% du PIB) et la baisse progressive de l'endettement extérieur (de 36% en 2002 à 20% aujourd'hui).

L'économie marocaine continuera à résister face à la crise internationale en 2009.

Elle fera même légèrement mieux, d'après les prévisions, que cette année, grâce aux bonnes performances du secteur agricole. Mais plusieurs secteurs importants de l'économie souffrent déjà du ralentissement mondial et des inquiétudes planent sur d'autres. Le textile, l'automobile et le tourisme par exemple. Les autorités du pays restent optimistes et entendent explorer d'autres marchés pour les exportations.

L'activité non agricole affiche un taux de croissance, moins volatil et plus soutenu, proche de 4,5%. Celui-ci est notamment tiré par la bonne santé du BTP, du secteur industriel et du secteur tertiaire, télécommunications et tourisme en particulier.

L'inflation a été maîtrisée, passant d'environ 10 % au début des années 1990 à 1% en 2005 mais l'année 2006 a enregistré une accélération de l'inflation à 3,3% sous l'effet combiné d'une réévaluation de la TVA sur certains produits, le retour à une indexation partielle des prix des carburants, l'augmentation des prix de certains services et la hausse de la consommation soutenue par l'augmentation des crédits.